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Pratiques de la prédication
 Positionnements, élaborations, expériences
 par Thomas G. Long
 Labor et Fides, Genève 2009, 308 p.
 
 Les pasteures et pasteurs, prédicatrices et prédicateurs laïcs, prêtresses et prêtres, diaconesses et diacres, bref tous ceux dont la parole publique s’inscrit dans une liturgie, trouveront avantage à lire ce livre, manuel pratique, nourri de maints exemples. Construire un sermon, utiliser les textes sacrés et l’expérience humaine, valoriser les métaphores, les illustrations sonores ou visuelles, le ton, la longueur.

Outre les professionnels de l’éloquence sacrée, ce livre intéressera également les fidèles par sa théologie sous-jacente. Thomas Long considère en effet le prédicateur à la manière de l’Ecclésiaste de la Bible, comme un membre issu de sa communauté et dont le service est celui du témoignage. Le contresens du titre français (The witness of preaching, littéralement « le témoignage de la prédication », est traduit faussement par Pratiques de la prédication) est donc regrettable. Le côté utilitaire du propos est renforcé par le sous-titre. Là encore c’est dommage.

Le rituel catholique romain le rappelle : au moment où il reçoit solennellement le livre des Ecritures, le diacre est invité non seulement à croire ce qu’il lit, mais à enseigner ce qu’il aura cru (et non pas ce qu’il aura lu). La prédication comme témoignage est à ce prix.
 
 Etienne Perrot
 
 (choisir, février 2010)

 
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