jeudi, 04 février 2016 15:53

Pratiquer le groupe d’accompagnement

Écrit par

Gérard Wiel
Pratiquer le groupe d’accompagnement
Une chance pour la personne
Une nécessité sociale
Lyon, Chronique sociale 2014, 108 p.

« Dans l’opinion générale, la pratique d’accompagnement est fortement associée à une modalité dominante et exclusive : l’entretien d’accompagnement, qui met en relation une personne accompagnée et un accompagnateur. » Ce petit ouvrage cherche à donner ses lettres de noblesse à une autre forme d’accompagnement : celle du groupe. Pour ce faire, il développe des stratégies méthodologiques et des moyens d’animation dans tous les champs sociaux, à tous les âges de la vie, dans le but de répondre à la question suivante : à quelles conditions un groupe d’accompagnement est-il un lieu d’humanisation ? Les exemples cités viennent principalement du monde de l’école et de l’éducation, mais sont facilement transposables. 
Au début de l’ouvrage, l’auteur expose le cadre indispensable au bon fonctionnement d’un tel groupe. L’accompagnant doit être au clair sur le dispositif qu’il propose, sur ce qui est négociable ou pas (l’objectif du groupe, le statut de l’animateur, les règles de fonctionnement, le code de déontologie…). Pour cela il convient de fonder le groupe sur la primauté de l’éthique, car « la vocation éthique de l’être humain est l’essence même de l’humanisation de l’hom me ». 
Dans un deuxième temps, l’auteur propose des types d’animation. Il insiste sur la formation à l’animation d’un groupe d’accompagnement, sur la fonction d’accompagnant, sur les ressources et les outils nécessaires. Puis sur l’importance pour tout accompagnant d’être accompagné luimême par des pairs. Apprendre à devenir écoutant demande une éducation à l’altérité et à la fraternité. Créer des pratiques d’humanisation, c’est permettre à soi et aux autres de grandir en humanité. Grandir dans sa vie personnelle, c’est devenir une personne en se libérant de l’individu. Grandir dans sa relation à autrui et aux institutions, c’est passer de la socialisation à l’humanisation et aux relations fraternelles.

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